Retrouvez l’album de The Automatic, Not accepted anywhere, dans les bacs le 30 octobre 2006.
Not accepted anywhere est un album envoyé à 100 à l’heure avec des tubes lorgnant vers Bloc Party, des videos poilantes. Le 1er single, "Monster", s’est écoulé à plus de 100 000 copies en Angleterre et la vidéo est incontournable.
Ces adeptes du "strict no ballads" ont une énergie à tout casser, à ne pas rater au Festival des Inrocks au mois de Novembre.
Eparpillés quelque part dans les couloirs des universités de Grande Bretagne, quatre conseillers pédagogiques responsables des inscriptions sont très troublés. Placés face au choix de passer des années à se saouler et à être endettés en tant qu’étudiants, ou saouls et célèbres en tant que rock stars, les quatre garçons qui allaient devenir The Automatic n’ont en fait jamais eu qu’une seule option.
Rob (Vocals/Bass), Frost (Guitar), Pennie (Synths) et Iwan (Drums) se sont rapprochés grâce à leur amour commun de Blur, Ash et Radiohead, mais en se faisant les dents sur la scène screamo-heavy de Cardiff, ils sont devenus proches de groupes de hardcore expérimental comme Jarcrew, ce qui les place dans une position unique.
“ça a eu une bonne influence sur nous, pourtant,” dit Frost, “on ne ressentait pas la pression de jouer la même musique que tous les autres groupes. On ne regardait pas un groupe en se disant ‘puisqu’ils font ça, on va faire quelque chose de totalement différent’. On pouvait absorber ce qu’ils avaient de meilleur.”
Et à leur tour, The Automatic ont été capable d’exploiter un son vierge, où le martèlement de la basse de Rob s’enroule autour de la batterie physique, nucléaire d’Iwan, sur laquelle Frost et Pennie glissent à toute allure, créant une île de sons urgents glam hardcore de rêve, aussi ambitieux, dérangés, furieux et amusants que le son du futur devrait l’être…
Leur premier album, récemment terminé entre Liverpool, Cardiff et Lincoln, est le disque le plus agité que vous entendrez cette année. Comme les ancêtres de la vallée, les Manic Street Preachers, ils adhèrent à une a stricte position ‘pas de ballades’. “Mais là, Rob a dit qu’il ne porterait jamais de pantalons de cuir,” dit Pennie, “pourtant, on sait juste qu’il va être la-haut sur la scène du Millennium Stadium en pantalons de cuir dans quelques années.”
On connaît déjà l’explosion à vous brûler les tympans du premier single, "Recover"; mais il y a en dessous un cœur beaucoup plus étrange. Un favori, en particulier, l’a-pop-alyptique "By My Side’ était la première chanson qu’ils ont commencée ensemble et la dernière à être terminée, tandis que celle qui survit sous une forme disco-metal, "That’s What She Said", a commencé sa vie comme un morceau sans couplets et sans chant de pop progressive de trois minutes et demie, qui a donné envie à leur manager d’en savoir un peu plus sur le groupe parce que c’était “la chose la plus arrogante qu’on ait jamais entendue.”
Jusqu’à maintenant, leur morceau emblématique sur scène, "Monster", s’enorgueillit d’un refrain destiné à être chanté des cours de récréation aux gradins des stades de football en passant par les planètes extra-terrestres. Les monstres en question sont les citadins gorgés de bière, habillés en Sherman qui traînent dans les rues de Cardiff le samedi soir. Si Rob était un vrai monstre, il aurait l’air de “Gary Glitter, mais vert,” tandis que le pouvoir spécial d’Iwan serait “un visage magnétique.”
Et maintenant, il y a le second single qui tape fort, un formidable pavé d’urgence punk plein de jeunesse et de tristesse en mode mineur, qui rend hommage au fabriquant de sandwich mystique situé en face de leur local de répétition, "Raoul" qui est un hommage aux Tontons flingueurs.
“On répète à Cardiff, il possède un café de l’autre côté de la rue et il fait des sandwiches,” dit Rob. “La chansons parle de comment tu te retrouves à céder aux attentes de ceux qui t’entourent et à faire ce que tu crois que tu devrais pour réussir dans la vie, et à finir dans un boulot que tu détestes. Et chaque fois qu’on en a marre et qu’on est fatigués de ce qu’on fait, on va voir Raoul. C’est comme les petites choses qu’on avait l’habitude de fuir.
“Le truc d’aller voir Raoul, c’est qu’on n’arrivait pas à trouver le texte de la chanson sur laquelle on travaillait, alors on a fait un break, on est allé voir Raoul.”
Et, comme par magie, tout était parfait. Espérons simplement qu’on peut en dire de même pour ces conseillers d’orientation excédés. Parce que The Automatic ne vont pas retourner à l’école.
The automatic - Not accepted anywhere
1. That's What She Said
2. Raoul
3. You Shout You Shout You Shout ...
4. Recover
5. Monster
6. Lost At Home
7. Keep Your Eyes Peeled
8. On The Campaign Trail
9. Team Drama
10. By My Side
11. Rats
The Automatic en concerts:
- 10 Novembre : Paris - La Boule Noire / Festival des Inrocks
- Janvier : Tournée Inrocks indie Club
16 : Lille / Aeronef Club
17 : Reims / La Cartonerie
18 : Paris / La Maroquinerie
19 : Lyon / Ninkasi Club
www.myspace.com/theautomatic
Site The Automatic
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